Pendant deux jours au mois de février, les étudiantes MAGEMI ont accueilli Gwenola Furic, conservatrice-restauratrice spécialisée en photographie.
La première journée a été consacrée à un échange avec l’intervenante. En amont de la séance, la restauratrice nous avait transmis une série de documents consacrés à la conservation-restauration, abordant à la fois la définition du métier et les questionnements qui l’animent aujourd’hui. Ces textes ont servi de point de départ à la discussion et au débat.
Gwenola Furic a d’abord présenté son activité avant d’ouvrir l’échange avec la promotion. L’une des interrogations les plus fréquentes a porté sur le modèle ou la source d’inspiration à privilégier lors d’une restauration. Cette question continue de faire débat, et s’est notamment posée lors de la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Après cette introduction, Gwenola s’est penchée sur l’histoire et l’évolution des procédés photographiques. À travers cet exposé, nous avons découvert les différents matériaux entrant dans la composition d’une photographie selon le procédé employé et la période de production.
La seconde journée a été consacrée à la conservation préventive et à la restauration. Nous avons étudié les différents paramètres à prendre en compte afin d’assurer des conditions de conservation préventive optimales, aussi bien en réserve que lors d’expositions. Nous avons ensuite examiné la restauration et la conservation curative des photographies. Cette journée et demie particulièrement enrichissante a permis à certaines de consolider leurs acquis et à d’autres de découvrir plus avant le domaine de la conservation-restauration.
L’après-midi a été dédiée à l’exercice du constat d’état, un atelier très attendu par toutes les futures régisseuses et responsables de collections de la promotion. Par groupes de deux, nous avons choisi un objet parmi la sélection apportée par Gwenola. Du livre photographique au sac plastique, en passant par le daguerréotype ou la sculpture africaine, les choix étaient variés. Chaque groupe a ainsi rédigé un constat d’état ainsi que des recommandations de transport et de conservation préventive.
Voici le témoignage de chaque groupe concernant l’objet choisi et ce qui a marqué ses membres :
Cléo et Pauline D.
Faire un constat d’état permet d’en apprendre davantage sur des objets que l’on ne connaît pas : nous avons découvert la fiole de parfum présentée par Mathilde F.
Justine et Pauline B.
Avoir choisi un vinyle avec une pochette très travaillée demande plus de temps que nous ne le pensions pour en réaliser le constat d’état.
Marilou, Pauline G. et Adèle
Réaliser un constat d’état sur un appareil photo demande beaucoup de patience, car il y a de nombreuses pièces à détacher puis à analyser une par une.
Mathilde F. et Eva
Nous avons hésité entre de la moisissure et des traces d’humidité sur notre livre photo ! Comme quoi l’observation macroscopique est difficile lorsqu’on ne la maîtrise pas encore suffisamment.
Mathilde P. et Adèle
Analyser un sac plastique prouve que tout objet, même le plus simple du quotidien, peut faire l’objet d’un constat d’état.

